Selon le baromètre du commerce de la Haute-Vienne auquel je fais partie depuis plus de deux ans déjà, le chiffre d’affaire global ( tous secteurs confondus) du panel a fléchi de 4,4 % par rapport à janvier 2009 et la fréquentation a reculé de près de 6%. En effet, traditionnellement, après l’époque des Fêtes, l’activité reste soutenue ( ouais ) grâce à l’animation suscitée par les soldes. Cette année, les intempéries se sont invitées en début de période des soldes, ce qui a impacté négativement des résultats. Hors grande distribution alimentaire, la diminution a été de - 6.5% pour le chiffre d’affaires et de -9.7% pour le nombre de tickets. Pour le secteur ” culture-loisirs” auquel je suis rattaché, la baisse a été de -12.6% en moyenne. A méditer quand on observe cette semaine dans la rue de la révolution l’annonce de la fermeture d’un des deux magasins BoxWood et le “dépeçage” organisé de l’Oasis des Délices.
Une fréquentation freinée par les intempéries
2 mars 2010Conseil lecture : la Grande Sauvagerie
24 février 2010
Chose inatendue de ma part, je m’en viens vous parler d’un livre. C’est vrai que je fais rarement état ici de mes plaisirs de lecture. D’une part car je ne sais pas lire et d’autre part car si j’avais su lire, je ne serai pas libraire. Parenthèse fermée, et parce qu’il faut un début à toute chose, je vous incite fortement à venir me commander le dernier livre du jeune haut-viennois Christophe Pradeau, La Grande Sauvagerie - que je n’ai bien sûr pas lu. Ce qui me rend doublement compétent pour vous en parler. La Grande Sauvagerie donc, c’est le nom que les coureurs de bois du Canada français ont donné à ce qui s’est appelé, en d’autres temps et d’autres lieux, The Wild: l’espace inviolé, le blanc sur la carte. La Grande Sauvagerie, et c’est là que pour nous miaulétous cela a du sens, c’est aussi un lieu-dit, un rocher qui domine un coin de la campagne limousine. Vous connaissez que mes ” chaussures ont beaucoup voyagé ” que ce soit du côté de Gaspé ou bien plus vers Moncton. Quelle se fût pas ma surprise aujourd’hui de découvrir que Thérèse Gandalonie, narratrice s’il en est de ce deuxième livre de Pradeau, a grandi littérairement dans notre cité. Les figures littéraires ayant connues un tel destin sont suffisament rares pour qu’on s’en souvienne : le docteur Herbeau, Germaine et Céline Coupet ou encore Augustine-Liberté. Thérèse risque-t-elle de rentrer définitivement dans ce cercle très fermé ? Quel fruit du hasard a poussé l’auteur à jouer des correspondances entre nos châtaigneraies limousines et les forêts vierges de la Louisiane ? Entre “racinage” et enracinement, comment le lecteur entre-t-il lui-aussi dans ce récit ? Je vous en réserve un en attendant une éventuelle séance avec l’auteur ?
Promenade limousine
19 février 2010
Et si Intermarché devenait Carrefour Market ?
13 février 2010
J’ai fait cette nuit un rêve doux et pénétrant sur lequel je souhaiterais volontiers votre avis : et si votre cher Intermarché changeait de nom et devenait Carrefour Market, comment réagiriez-vous ? En tant que client bien évidemment. Serait-ce une bonne chose pour le commerce de proximité ? Une carte intéressante à jouer pour la zone qui s’étend à la sortie de notre ville ? Une abbération économique locale ? Je me suis posé cette question en passant un jour devant le nouveau Carrefour Maket d’Aixe-sur-Vienne. A la base, cette question n’a pas lieu d’être puisque ce sont les magasins Champion qui endossent depuis septembre 2008 ce nouveau costume. Nouveaux produits, nouvelles signalétiques, parcours client simplifié, etc etc. Mais si l’on transposait ce débat à la zone située à la sortie de notre cité, là où le terrassement du nouveau hard-discounter alimentaire commence à être visible, cette question aurait éventuellement du sens. Carrefour a fait le pari audacieux du renouveau en s’appliquant dans un délai assez court à changer fondamentalement son fusil d’épaule avec comme objectif - ne nous leurrons pas - d’accroître sa rentabilité au mètre-carré. Votre magasin Intermarché enrichit depuis de longues années les pages économico-people de nos médias. Les commerçants avaient bien évidemment suivi les différentes péripéties de près, la dernière en date étant la demande d’autorisation d’exploitation commerciale concernant un projet de création sur notre commune, par transfert avec extension de l’hypermarché. Je pense que ce pourrait être une excellent opportunité que celui-ci “passe” sous enseigne Carrefour Market. “Le projet” disait le dossier de presse en son temps “ permettra une meilleure mise en valeur des gammes alimentaires, (…) et surtout il offrira l ‘opportunité de développer des produits non alimentaires, en particulier les gammes marchandises générales et culture-loisirs, actuellement peu distribués à saint-Léonard de Noblat.” Quelques retards ont été pris depuis dûs à la mise en conformité du schéma routier permettant d’accéder au nouveau magasin entre autre. Mais je ne crois pas que cela puisse être bloquant quand de tels enjeux financiers sont en présence. J’attends vos impressions sur ce rêve qui pourrait devenir pour moi commerçant un véritable cauchemar..
The Bugle distribué dans nos commerces
11 février 2010
Connaissez-vous ” The Bugle” , ce journal anglophone mensuel distribué gratuitement à 7000 exemplaires dans 250 commerces à travers la Haute-Vienne et la Creuse ? Destiné à cette population fortement implantée sur notre territoire, celui-ci renseigne avec un angle différent sur l’actualité locale et nationale. En cette période où l’on nous parle d’appartenance nationale, il était intéressant pour moi de saluer cette initiative qui jette un pont entre une communauté britannique habitant dans notre région désireuse de s’intégrer et une nation enfermée le plus souvent dans sa langue française qui s’interroge sur son identité. A se procurer à Aux Folies Gourmandes, à la Banque Populaire, au Bar Le Longchamp, à la Créperie La Bisquine, aux Briconautes, au Café des Sports, à l’ office de Tourisme.
Idée business : création d’une association des commerçants
25 janvier 2010
Après le lavomatique et le sex-shop, je vais ce matin discuter avec vous de l’éventualité de créer ( ou de réveiller) une association des commerçants dans notre Cité. Certains, je les entends, pourraient me dire : ” oui, mais là, vous sortez un peu de votre ligne éditoriale car une association des commerçants, c’est pas du business…” Moi de leur rétorquer qu’on pourrait très facilement comparer entreprise et association tant le sujet a déchainé les foules sur un précédent billet. Etapes et processus de création des deux entités diffèrent bien évidement. Les motivations aussi : entre avoir un but non lucratif pour représenter un secteur d’activité en défendant les intérêts de ses membres et être dans une volonté d’entreprendre pour finalement créer de la richesse quelle qu’elle soit, il y bien des océans. Et pourtant…les mécanismes de gestion, de fiscalité et d’animation de réseaux sont à mon sens identiques. Une ligne comptable reste la même, une décision ou un choix est au final toujours pris par celui qui a été désigné pour le faire. D’où cette interrogation initiale sur le fait ou non d’envisager la création ( ou le réveil) d’une association des commerçants et artisans miaulétous. Sur ce sujet seulement, je serais plutôt un “asso-sceptique”. Je ne sais pas si le prochain Larousse mettra ce néologisme à mon crédit mais c’est un fait. J’ai eu la charge d’être le président de l’association “Res’Auvergne” il y a quelques années dont l’objet était d’être en réseau d’affaires, de travailler en réseau, de capitaliser des expertises et d’internationaliser échanges et expériences. tout en privilégiéant 4 axes de travail : business, terroir, NTIC, développement durable. Et je peux vous dire que cela n’a pas été une sinécure… loin de là. Mais quelle aventure aussi en compensation, que de projets portés par des hommes et femmes bénévoles, que d’enthousiasme.. Res’Auvergne est morte de sa belle mort depuis. Avec du recul, je peux vous dire que comme pour une entreprise, rien n’est acquis pour une association. Un projet qui tourne court, des cotisations à la baisse qui font fondre la trésorerir, des querelles internes, et batatrac le bel édifice se lézarde, prend l’eau et colle. A ce titre, l’Association des Commerçants et Artisans de Saint-Léonard, l’ACAM pour les intimes, est un exemple significatif de hauts et de bas, de succès et d’échecs. L’évènement commercial ” Eve Angéli” a stoppé l’an dernier les dernières bonnes volontés. Je ne vous cache pas que cela a été mon cas. Je ne vous cache pas non plus que, de nature assez ” rude”, cet épisode malheureux m’a convaincu pourtant de la nécessité d’un regroupement, d’un collectif… Certains veulent de fait appeler cela une association. On peut maintenant créer sa société avec 1 euro ! On peut maintenant s’auto-proclamer auto-entrepreneur ! Faisons une association et cela réglera d’un coup de baguette magique toutes nos dissensions… Trouvons un président de paille et engageons-le dans la bataille… Non, non et non. C’est dans ce cadre-là que je suis “asso-sceptique”… Conscient des réels problèmes d’égo, de concurrence, de communication, une dizaine de commerçants a fait le choix raisonné d’y aller piano-piano. De voir où se situer les points de blocage. On les connait. On a mis en place des relais, on a cherché à remobiliser les commerçants sur des projets. Pour certains, il est temps de passer à l’étape de la formalisation de cette dynamique renaissante. On ne peut pas échouer à mon sens ou cet échec laissera pour longtemps des cicatrices inguerrissables dans les esprits. C’est peut-être aussi pour cela que je tarde le moment de recréer cette association… Et vous, de l’extérieur, vous en pensez quoi ? Vous êtes contents des efforts déployés par vos commerçants depuis l’été dernier ? Comment appeler cette nouvelle ancienne assocation ?
Idée business : ouverture d’un sex-shop
30 décembre 2009
Après le lavomatique, voici ma deuxième idée business (suite à une remarque d’un visiteur de ce blog) qui pourrait éventuellement être portée dans notre cité. On m’a une fois suggéré de mettre en place une porte dérobée qui donnerait sur la rue de l’Equerre et qui ouvrirait sur un tel lieu. Haro dans mon esprit sur un endroit de perversion et à luxure. Le concept se devra d’être précis, implacable. Un sex-shop pour femmes tenu par un homme comme il s’agit bien de cela dans lequel il y aurait tout ce dont la femme a besoin pour se sentir plus belle, plus détendue. Des sex toys bien sûr mais aussi des crèmes de beauté, des livres pour se détendre, des vêtements sexy glamour, originaux susceptibles de réveiller le désir, des bijoux et aussi des films romantiques et sexy. Une partie salon de thé pourquoi pas où les clientes pourront s’étendre et prendre le temps d’essayer ou parler des produits. La difficulté première pour le porteur de projet, dans ce type de commerce, est de sortir du lieu commun associant sex-shop et endroit de divertissement pour libertins. Les autorités écclésiastiques, l’équipe municipale peuvent être de redoutables freins si vous présentez ainsi la chose. Internet et la vente par correspondance ont démocratisé ce commerce assez spécial tout en l’encerclant d’un nuage de non-dits. Les heures heureuses de la radio où j’entendais le soir la voix de ” Doc” et “Difoul” sont loin derrière moi et pourtant j’ai l’impression qu’on a pas avancé d’un centimètre sur ces questions. Dans une ville de la taille de la nôtre, il sera très difficile de mettre un pied dans ce magasin s’il a pignon sur rue. Une ruelle, une porte dérobée, un magasin en gigogne qui en cache un autre : voici à mon avis la meilleure attaque. Par curiosité, certains viendraient mais l’image sociale renvoyée par cet achat sera la plus forte si elle ne renvoie pas à autre chose. Les femmes ne comprennent pas la sexualité en ces termes. L’acte sexuel n’est pas mécanique. La gymnastique du désir prime. Et ce magasin, s’il devait voir le jour dans le centre-ville, devra viser cette clientèle féminine, peut-être insatisfaite, consciente qu’en y entrant elle s’affranchira des barrières sociales. Mais bon, si l’envie vous en dit, lancez-vous. C’est peut-être plus porteur que les traditionnels commerces de bouche…
Atelier de vannerie - rue de la Révolution
24 décembre 2009Fermeture d’une librairie en Haute-Vienne
22 décembre 2009
Je viens d’apprendre sur le site de ventes leboncoin.fr que la propriétaire de la Librairie La P’tite Plume au Palais sur Vienne avait décidé de jeter l’éponge. Je me souviens de l’avoir rencontrée au moment où elle réfléchissait à son installation aux portes de l’agglomération de Limoges. Il existe plus d’une cinquantaine de points de vente comme le mien sur le département, épars géographiquement et hétérogène dans l’offre de produits et de services proposés. Certains sont adossés à de grandes enseignes ou sont idéalement placés. Cette fermeture ne me surprend pas même si je la regrette. Le marché du livre est ainsi fait que tout se joue sur la remise qu’accorde les diffuseurs aux libraires. Les charges fixes sont un peu les mêmes pour chacun d’entre nous, la plus cruciale, celle sur laquelle il faut constamment être au taquet étant le transport. Dans notre activité de commerce, comme dans les autres finalement, nous ne sommes jamais sûrs du jour suivant et les lendemains heureux se comptent sur les doigts de la main. Un concurrent ( une grosse enseigne par exemple qui vient s’installer à quelques encablures de son magasin), une année noire où tous les indicateurs sont en berne, quelques jours de neige et le cruel mécanisme s’enclenche. Tout va si vite : les traites s’accumulent tandis que l’argent ne rentre pas. Le RSI se contrefiche de savoir que votre commerce connaît des difficultés. Les offices se font de plus en plus pressantes, alourdissent votre trésorerie et l’entraînent par le fond. C’est bien la pire situation qui pourrait m’arriver car cette décision est lourde de conséquences mais c’est la plus raisonnée aussi.
Mosus qu’il fait frette
17 décembre 2009
