Dans deux mois, nous célèbrerons le 90 eme anniversaire de l’ Armistice de 1918. Les deux monuments de notre cité - l’un près du cimetière, l’autre à l’intérieur de la Collégiale - comportent 237 noms. Le nombre est déjà impressionnant. Sachez tout de même que, dans la petite commune corrézienne de Millevaches, il y a désormais plus de victimes de la “der des der” que d’habitants actuels. Ce souvenir douloureux intervient alors que, pour la première fois, il n’y aura plus aucun survivant de cette “boucherie” innommable. C’est peut-être l’occasion de lire ou relire des auteurs anciens : Barbusse (nom du boulevard qui longe le cinéma Rex), Bernanos, E.M. Remarque, … Allain-Fournier, Péguy ou Appollinaire qui y laissèrent la vie. Mais aussi des récits plus contemporains, tesl les magnifiques “La vie et rien d’autre”, “La chambre des officiers”, “Un long dimanche de fiançailles”, “Joyeux Noël”, tous romans portés à l’écran. N’oublions pas de sortir des rayons des bandes dessinées : La Lecture des Ruines de David B (chez Dupuis, 2001) ou bien Adieu Brindavoine, suivi de La Fleur au fusil de Jacques Tardi ( chez Casterman, 1979). Mon ami Michel, à qui l’on doit cet excellent article de mémoire sur notre histoire locale, me suggère l’idée de vous proposer la relecture de l’oeuvre de Jean Giono qui fit cette guerre, puis écrivit un roman hautement symbolique et poignant :”Le grand troupeau”, ainsi qu’une nouvelle plus anodine, pourtant évocatrice de l’état d’esprit des “poilus” et de la fraternité des tranchées: “Ivan Ivanovich Kossiakoff’.