Après le lavomatique et le sex-shop, je vais ce matin discuter avec vous de l’éventualité de créer ( ou de réveiller) une association des commerçants dans notre Cité. Certains, je les entends, pourraient me dire : ” oui, mais là, vous sortez un peu de votre ligne éditoriale car une association des commerçants, c’est pas du business…” Moi de leur rétorquer qu’on pourrait très facilement comparer entreprise et association tant le sujet a déchainé les foules sur un précédent billet. Etapes et processus de création des deux entités diffèrent bien évidement. Les motivations aussi : entre avoir un but non lucratif pour représenter un secteur d’activité en défendant les intérêts de ses membres et être dans une volonté d’entreprendre pour finalement créer de la richesse quelle qu’elle soit, il y bien des océans. Et pourtant…les mécanismes de gestion, de fiscalité et d’animation de réseaux sont à mon sens identiques. Une ligne comptable reste la même, une décision ou un choix est au final toujours pris par celui qui a été désigné pour le faire. D’où cette interrogation initiale sur le fait ou non d’envisager la création ( ou le réveil) d’une association des commerçants et artisans miaulétous. Sur ce sujet seulement, je serais plutôt un “asso-sceptique”. Je ne sais pas si le prochain Larousse mettra ce néologisme à mon crédit mais c’est un fait. J’ai eu la charge d’être le président de l’association “Res’Auvergne” il y a quelques années dont l’objet était d’être en réseau d’affaires, de travailler en réseau, de capitaliser des expertises et d’internationaliser échanges et expériences. tout en privilégiéant 4 axes de travail : business, terroir, NTIC, développement durable. Et je peux vous dire que cela n’a pas été une sinécure… loin de là. Mais quelle aventure aussi en compensation, que de projets portés par des hommes et femmes bénévoles, que d’enthousiasme.. Res’Auvergne est morte de sa belle mort depuis. Avec du recul, je peux vous dire que comme pour une entreprise, rien n’est acquis pour une association. Un projet qui tourne court, des cotisations à la baisse qui font fondre la trésorerir, des querelles internes, et batatrac le bel édifice se lézarde, prend l’eau et colle. A ce titre, l’Association des Commerçants et Artisans de Saint-Léonard, l’ACAM pour les intimes, est un exemple significatif de hauts et de bas, de succès et d’échecs. L’évènement commercial ” Eve Angéli” a stoppé l’an dernier les dernières bonnes volontés. Je ne vous cache pas que cela a été mon cas. Je ne vous cache pas non plus que, de nature assez ” rude”, cet épisode malheureux m’a convaincu pourtant de la nécessité d’un regroupement, d’un collectif… Certains veulent de fait appeler cela une association. On peut maintenant créer sa société avec 1 euro ! On peut maintenant s’auto-proclamer auto-entrepreneur ! Faisons une association et cela réglera d’un coup de baguette magique toutes nos dissensions… Trouvons un président de paille et engageons-le dans la bataille… Non, non et non. C’est dans ce cadre-là que je suis “asso-sceptique”… Conscient des réels problèmes d’égo, de concurrence, de communication, une dizaine de commerçants a fait le choix raisonné d’y aller piano-piano. De voir où se situer les points de blocage. On les connait. On a mis en place des relais, on a cherché à remobiliser les commerçants sur des projets. Pour certains, il est temps de passer à l’étape de la formalisation de cette dynamique renaissante. On ne peut pas échouer à mon sens ou cet échec laissera pour longtemps des cicatrices inguerrissables dans les esprits. C’est peut-être aussi pour cela que je tarde le moment de recréer cette association… Et vous, de l’extérieur, vous en pensez quoi ? Vous êtes contents des efforts déployés par vos commerçants depuis l’été dernier ? Comment appeler cette nouvelle ancienne assocation ?