Chose inatendue de ma part, je m’en viens vous parler d’un livre. C’est vrai que je fais rarement état ici de mes plaisirs de lecture. D’une part car je ne sais pas lire et d’autre part car si j’avais su lire, je ne serai pas libraire. Parenthèse fermée, et parce qu’il faut un début à toute chose, je vous incite fortement à venir me commander le dernier livre du jeune haut-viennois Christophe Pradeau, La Grande Sauvagerie - que je n’ai bien sûr pas lu. Ce qui me rend doublement compétent pour vous en parler. La Grande Sauvagerie donc, c’est le nom que les coureurs de bois du Canada français ont donné à ce qui s’est appelé, en d’autres temps et d’autres lieux, The Wild: l’espace inviolé, le blanc sur la carte. La Grande Sauvagerie, et c’est là que pour nous miaulétous cela a du sens, c’est aussi un lieu-dit, un rocher qui domine un coin de la campagne limousine. Vous connaissez que mes ” chaussures ont beaucoup voyagé ” que ce soit du côté de Gaspé ou bien plus vers Moncton. Quelle se fût pas ma surprise aujourd’hui de découvrir que Thérèse Gandalonie, narratrice s’il en est de ce deuxième livre de Pradeau, a grandi littérairement dans notre cité. Les figures littéraires ayant connues un tel destin sont suffisament rares pour qu’on s’en souvienne : le docteur Herbeau, Germaine et Céline Coupet ou encore Augustine-Liberté. Thérèse risque-t-elle de rentrer définitivement dans ce cercle très fermé ? Quel fruit du hasard a poussé l’auteur à jouer des correspondances entre nos châtaigneraies limousines et les forêts vierges de la Louisiane ? Entre “racinage” et enracinement, comment le lecteur entre-t-il lui-aussi dans ce récit ? Je vous en réserve un en attendant une éventuelle séance avec l’auteur ?
Archive pour février 2010
Conseil lecture : la Grande Sauvagerie
Mercredi 24 février 2010Promenade limousine
Vendredi 19 février 2010
Et si Intermarché devenait Carrefour Market ?
Samedi 13 février 2010
J’ai fait cette nuit un rêve doux et pénétrant sur lequel je souhaiterais volontiers votre avis : et si votre cher Intermarché changeait de nom et devenait Carrefour Market, comment réagiriez-vous ? En tant que client bien évidemment. Serait-ce une bonne chose pour le commerce de proximité ? Une carte intéressante à jouer pour la zone qui s’étend à la sortie de notre ville ? Une abbération économique locale ? Je me suis posé cette question en passant un jour devant le nouveau Carrefour Maket d’Aixe-sur-Vienne. A la base, cette question n’a pas lieu d’être puisque ce sont les magasins Champion qui endossent depuis septembre 2008 ce nouveau costume. Nouveaux produits, nouvelles signalétiques, parcours client simplifié, etc etc. Mais si l’on transposait ce débat à la zone située à la sortie de notre cité, là où le terrassement du nouveau hard-discounter alimentaire commence à être visible, cette question aurait éventuellement du sens. Carrefour a fait le pari audacieux du renouveau en s’appliquant dans un délai assez court à changer fondamentalement son fusil d’épaule avec comme objectif - ne nous leurrons pas - d’accroître sa rentabilité au mètre-carré. Votre magasin Intermarché enrichit depuis de longues années les pages économico-people de nos médias. Les commerçants avaient bien évidemment suivi les différentes péripéties de près, la dernière en date étant la demande d’autorisation d’exploitation commerciale concernant un projet de création sur notre commune, par transfert avec extension de l’hypermarché. Je pense que ce pourrait être une excellent opportunité que celui-ci “passe” sous enseigne Carrefour Market. “Le projet” disait le dossier de presse en son temps “ permettra une meilleure mise en valeur des gammes alimentaires, (…) et surtout il offrira l ‘opportunité de développer des produits non alimentaires, en particulier les gammes marchandises générales et culture-loisirs, actuellement peu distribués à saint-Léonard de Noblat.” Quelques retards ont été pris depuis dûs à la mise en conformité du schéma routier permettant d’accéder au nouveau magasin entre autre. Mais je ne crois pas que cela puisse être bloquant quand de tels enjeux financiers sont en présence. J’attends vos impressions sur ce rêve qui pourrait devenir pour moi commerçant un véritable cauchemar..
The Bugle distribué dans nos commerces
Jeudi 11 février 2010
Connaissez-vous ” The Bugle” , ce journal anglophone mensuel distribué gratuitement à 7000 exemplaires dans 250 commerces à travers la Haute-Vienne et la Creuse ? Destiné à cette population fortement implantée sur notre territoire, celui-ci renseigne avec un angle différent sur l’actualité locale et nationale. En cette période où l’on nous parle d’appartenance nationale, il était intéressant pour moi de saluer cette initiative qui jette un pont entre une communauté britannique habitant dans notre région désireuse de s’intégrer et une nation enfermée le plus souvent dans sa langue française qui s’interroge sur son identité. A se procurer à Aux Folies Gourmandes, à la Banque Populaire, au Bar Le Longchamp, à la Créperie La Bisquine, aux Briconautes, au Café des Sports, à l’ office de Tourisme.