Chose inatendue de ma part, je m’en viens vous parler d’un livre. C’est vrai que je fais rarement état ici de mes plaisirs de lecture. D’une part car je ne sais pas lire et d’autre part car si j’avais su lire, je ne serai pas libraire. Parenthèse fermée, et parce qu’il faut un début à toute chose, je vous incite fortement à venir me commander le dernier livre du jeune haut-viennois Christophe Pradeau, La Grande Sauvagerie - que je n’ai bien sûr pas lu. Ce qui me rend doublement compétent pour vous en parler. La Grande Sauvagerie donc, c’est le nom que les coureurs de bois du Canada français ont donné à ce qui s’est appelé, en d’autres temps et d’autres lieux, The Wild: l’espace inviolé, le blanc sur la carte. La Grande Sauvagerie, et c’est là que pour nous miaulétous cela a du sens, c’est aussi un lieu-dit, un rocher qui domine un coin de la campagne limousine. Vous connaissez que mes ” chaussures ont beaucoup voyagé ” que ce soit du côté de Gaspé ou bien plus vers Moncton. Quelle se fût pas ma surprise aujourd’hui de découvrir que Thérèse Gandalonie, narratrice s’il en est de ce deuxième livre de Pradeau, a grandi littérairement dans notre cité. Les figures littéraires ayant connues un tel destin sont suffisament rares pour qu’on s’en souvienne : le docteur Herbeau, Germaine et Céline Coupet ou encore Augustine-Liberté. Thérèse risque-t-elle de rentrer définitivement dans ce cercle très fermé ? Quel fruit du hasard a poussé l’auteur à jouer des correspondances entre nos châtaigneraies limousines et les forêts vierges de la Louisiane ? Entre “racinage” et enracinement, comment le lecteur entre-t-il lui-aussi dans ce récit ? Je vous en réserve un en attendant une éventuelle séance avec l’auteur ?
Sauvage entre les sauvages, je m’étonne : tu ne m’as rien dit ? Pour moi, “la grande sauvagerie”, c’est autre chose. Mais le Canada, la nature, le pays cajun, c’est aussi pour moi. Alors, je commande …
Une cliente est venue de le faire découvrir dans l’après-midi…
Puisqu’enfin on parle de livres sur ce blog, voici un message recopié et transmis à l’attention du petit librairie qui ne tient pas en place, un vrai ver de terre :
Lu sur le blog de “Occulte intérim”, à propos des points de vente de la BD :
à St Léonard-de-Noblat ! 13 rue de la Révolution
(Saluez Fred de notre part ! On y a fait une séance - dédicace pendant laquelle on a été accueillis comme des rois !)
s il vous en reste un je veux bien vous en débarasser!!!!
mail d’une cliente tantôt : ” Juste pour te dire que j’ai entendu hier matin sur France Inter, dans Esprit critique, une interview de Christophe Pradeau pour “La grande sauvagerie”, chez Verdier.
Je ne sais pas si tu peux le podcaster, voici le lien :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/espritcritique/index.php?id=91856 “