Béatrice est architecte. Elle est installée à la campagne à une dizaine de kilomètres du centre de Saint-Léonard. Son fils, lorsqu’il vient à la librairie, aime se mettre à quatre pattes sous mon comptoir pour trouver des pièces de 2 ou 5 centimes d’euros. Entre nous, j’entretiens un peu son imaginaire en glissant au milieu de ce nid de poussières quelques richesses. Et bien, Béatrice est à l’honneur cette semaine de l’émission ” Entreprendre en Limousin” diffusée ce mardi à 20h30 et 22h30 sur Demain.TV. (TPS, CanalSat, câble, télévision par ADSL et internet) ” Sa démarche d’architecte ” , nous explique l’article dans lequel j’ai appris ce passage télé, ” s’inscrit dans la notion de développement que l’on qualifie aujourd’hui de durable, renouant ainsi avec une tradition rurale basée sur l’économie et la prudence.” Ce reportage va, je l’espère, mettre en lumière une femme au grand coeur dont les compétences humaines et professionnels sont connues de tous ici dans notre Ville et va surtout, s’il est bien mené, montrer que la notion de service de proximité a réellement un sens dans nos campagnes…
Archive pour le mot-clef ‘Saint-Léonard de Noblat’
Beatrice dans l’émission “Entreprendre en Limousin”
Vendredi 30 janvier 2009Entre promenade et errance
Dimanche 27 avril 2008“De 18h50 à 19h20, qu’il a fallu partir, j’ai parcouru le cimetière de Saint-Léonard de Noblat. Je n’ai pas trouvé Gilles Deleuze. J’ai partagé avec lui cependant cette chaleur rayonnant du granit et des cailloux, et le ciel pour nous tous. Finalement, en marchant, c’est les livres qui revenaient, plis et plateaux, les figures, temps et mouvement : alors tant mieux. C’était peut-être encore une de ces leçons, avec cette espèce de drôle de sourire triste : chemin, parcours, quête, puis repartir, et que c’est le manque, qu’on a rendu plus fort, plus présent. On pensait au dernier instant, à la fenêtre : ultime monade – puisque la fenêtre était une de ses métaphores, pour nous expliquer Leibniz. Hommes sans dieu, qui nous agrandissent par là : il était normal qu’ici il se retranche, ne souhaite pas recevoir. Paix.”
François Bon - samedi 26 avril 2008
Autour de Bob Dylan, suite et fin
Dimanche 27 avril 2008J’ai longtemps hésité à vous donner mes impressions sur l’après-midi ” autour de Bob Dylan” que j’avais organisée avec l’association Patrimonia samedi. J’hésite encore et entre nous je pèse véritablement chacun de mes mots. La matinée était radieuse et le soleil dardait ses rayons chauds sur la rue de la Révolution quand je m’apprétais à accueillir François Bon. Un rendez-vous loupé déjà de mon hôte avec Sanfourche mais bon, on allait quand même pas bouder notre plaisir de fêter cette biographie comme il se doit. Une rencontre avec un auteur, cela se prépare. Tout comme un vêtement finement ciselé, elle doit tomber parfaitement sur la ville. J’ai fait le choix raisonné de ne pas associer la bibliothèque à cette initiative. D’une part parce que je voulais provoquer la rencontre entre un libraire et un auteur. D”autre part parce la bibliothèque a tôt fait d’acheter ses livres sur Limoges ou ailleurs alors que j’aurais pu avoir les épaules pour assurer le service. Mais bon passons. Cherchons plutôt à comprendre pourquoi alors que cette après-midi avait bien débuté et pourquoi peu d’entre vous ont daigné venir rencontrer François. Il y a des phrases qui me hérisseront toujours le poil : ” Quand on fait des choses, on est critiqué. Le reste du temps, on est critiqué de ne rien faire.” Le genre de propos qui me permettent de qualifier très facilement l’individu que j’ai en face de moi. Je n’ai jamais pris en compte le regard des uns et des autres dans chaque entreprise que j’ai eu à mener. Question de tempérament et d’éducation sûrement. Dès l’instant où je décide de mener de front quelque initiative, la critique bête, méchante, mesquine souvent a peu de poids devant ma détermination. Je ne parade pas dans les rues de ma ville en dodelinant pour m’attirer les regards de mes concitoyens. Je marche droit, saluant d’un regard parfois, appuyant généralement d’un geste ce regard amical. Pas de faux-semblants. Je fuis les antipathiques et ris aux éclats quand la contrepetrie est subtile. Entier, je fais les choses humblement. C’est pourquoi inviter François Bon me tenait à coeur. La rencontre d’un auteur et d’un libraire. Mes leçons de géographie me reviennent au visage : La Loire prend naissance au Mont Gerbier de Jonc et se jette dans dans l’Océan Atlantique par un estuaire situé au niveau de Saint-Nazaire. Et si le libraire était cet estuaire ! Revenons à cette après-midi. Je suis un homme de communication. Le plan média avait été programmé bien en amont et pourtant l’article de Laurent - très laudatif au demeurant - est publié seulement une journée avant la rencontre. Les affiches mises en vitrine, le bouche à oreille. Rien n’y fit. Le soleil eu raison de nous. Une poignée d’irréductibles ( dont beaucoup de l’atelier d’écriture) - avec le soutien entier de Michel bien évidemment ont quand même osé pousser la porte de l’Espace Denis Dussoubs. Et pourtant, quel spectacle. François vit son texte. Son corps tressaille à chaque mot prononcé. Il joue de l’espace et du silence. Le texte surgit au détour d’une mélodie de Dylan. Un vrai singulier bonheur pour moi.
Et pourtant j’étais sur le coup mal à l’aise de voir qu’il y ait aussi peu de monde. François avait pris de son temps d’écriture et moi, en face, avec une poignée d’irréductibles. En passant, merci à vous d’avoir vaincu votre envie de soleil pour, forcé ou non, être présents. Mais finalement, à ressasser ça aujourd’hui, l’essentiel était ailleurs. Le libraire vend des livres. Bouh le vilain. il a provoqué cette rencontre avec François pour vous vendre du livre. Quelle malhonneteté de sa part. Sur le bûcher des vanités, point de salut finalement pour le vendeur de livres. Et bien si, cette journée m’a offert le pire certes. L’inertie des miaulétous à venir partager un moment unique, l’insistance tenace de certaines gens à vouloir réinviter François dans un autre lieu sûrement. Mais je pense qu’une journée comme celle-ci ne se vit qu’une seule fois. Mais cette journée m’a surtout offert l’essentiel : François photographiant le clocher de la collégiale par ” distorsion”, les réflexions communes de deux personnes sur les nouvelles technologies, mon bureau - derrière le comptoir, là où vous n’irez jamais - véritable capharnaüm de papier sur lequel l’auteur pose son regard, le soleil, enfin qui descend sur les façades de la rue de la révolution et la discussion qui s’engage sur le trottoir avec les passants alors que la silhouette de l ‘homme de Civray s’éloigne.
On parle du samedi 26 avril…
Mercredi 16 avril 2008Sur le site du Populaire ( en attendant l’article de Laurent), dans les pages ” actualités du Livre” du Centre Régional du Livre, l’agenda des Echos du Limousin, dans le pense-bête perso de François Bon… Si vous voulez diffuser à votre réseau le communiqué, il est là.
maj : sur le site de Saint-Léonard, en une. Quelle honneur ! A qui le tour maintenant…
Autour de Dylan - 26 avril 2008 : l’affiche
Samedi 12 avril 2008 
Yves Guyot, gnomoniste… et ancien coureur cycliste
Mardi 11 mars 2008Si vous avez toujours voulu tout savoir sur le métier de gnomoniste ( non monsieur, je ne suis pas grossier ) sans jamais oser le demander, j’ai le blog auvergnat qu’il vous faut. Yves Guyot, car c’est de lui dont il s’agit, a fait de sa passion pour les cadrans solaires un métier passionant. S’il vous vient l’envie d’orner la façade de votre nid douillet d’une de ses créations, n’hésitez surtout pas. Pour la petite histoire (il en faut forcément une ), je me souviens avoir écrit ( et oui j’ai été correspondant de presse aussi) il y a une dizaine d’années un article dans le Semeur-Hebdo sur cet ancien technicien de bureau d’études thiernois en génie chimique reconverti à la gnomoniste. Yves se passionne aussi pour le cyclisme, m’avouant avoir participé à des cyclo-cross à l’américaine avec des professionnels comme notre Poupou.” Il y avait également dans l’équipe première de mon club (l’UC Saint Pourçain) le neveu de Raymond Poulidor” ajoute-t-il. “Il était aussi de Saint-Léonard de Noblat. J’ai perdu sa trace.” Si vous avez des infos, vous ferez un heureux…